

Cette thématique sera exposée en quatre temps (ou tables rondes) afin de :
– cadrer le problème,
– en repérer les manifestations concrètes,
– les penser pour comprendre
– et enfin agir pour modifier les pratiques.
Les participants sont ainsi invités à un parcours réflexif sur une problématique qui les mobilise.
« Inhibé+++ », « Intolérant à la frustration++ », « En retrait++ », « Agité++ », « Ralenti++ », « Oppositionnel+++», « Logorrhéique++ », « Incurique++ », « Nous pousse à bout ! », les transmissions soignantes témoignent souvent de la fréquence des troubles du comportement des patients et la qualification « ++ », si peu descriptive, illustre bien la difficulté à nommer, écrire et penser ce qui se donne à voir.
Entre excès et retraits, qu’entend-on d’abord par comportement ? A l’hôpital, en structures médico-sociales, à partir de quand peut-on parler de « trouble du comportement » ? Que dit la sémiologie ? Il peut en effet être question de difficultés de régulation émotionnelle, d’organisations défensives face à l’angoisse, de réponses à des environnements précoces carentiels ou traumatiques ou encore de tableaux relevant de troubles neuro-développementaux. Quoi qu’il en soit ces troubles ont une logique dans la dynamique psychique et relationnelle de celui qui en souffre et tente ainsi de solliciter les soignants… Ils doivent donc être décrits, situés, interrogés : quand apparaissent-ils ? dans quelles circonstances ? comment sont-ils accueillis ? existe-t-il des moments où ils ne se manifestent pas ? Qu’en dit la personne qui les agit ? Quel sens ont-ils pour elle ?
Tous ces troubles du comportement, souvent surprenants voir déstabilisants, suscitent incompréhension, colère, peur ou tristesse chez les soignants et les confronte à une expérience clinique qui ne se limite pas à interroger le symptôme. Elle éprouve aussi leur capacité à contenir, à penser ensemble un espace où quelque chose du sujet puisse être entendu.
Certains troubles sont spectaculaires, attirent l’attention, mobilisent les équipes et mettent le cadre de soins à l’épreuve. Comment alors apaiser et résister à la tentation coercitive ? D’autres manifestations, plus discrètes, sont en apparence moins menaçantes. Ces patients qui ne demandent rien et semblent présents sans être mobilisables, deviennent alors cliniquement invisibles. Comment aller vers ceux, dépressifs ou inhibés, qui cherchent à se faire oublier ? Comment dépasser le sentiment d’inutilité ou d’impuissance qui peut surgir dans une équipe pour retrouver une dynamique de soin ?
Le repérage précoce, les outils d’évaluation, l’analyse des pratiques, la collaboration des pairs-aidants (pour peu qu’une vraie place leur soit assignée), les médiations thérapeutiques, l’élaboration conjointe de directives anticipées, le traitement collectif du fonctionnement de l’institution constituent autant d’outils qui peuvent redonner à ces troubles du comportement leur fonction de « message » adressé aux soignants. Les penser collectivement, c’est leur redonner du sens, restaurer un cadre suffisamment contenant, et permettre au sujet de retrouver une place apaisée au sein du lien social.
« Aucun comportement ne doit amener à priver une personne de sa liberté, ni de ses capacités cognitives ou communicationnelles » (Hervé Menaut).
Près de 800 professionnels se sont retrouvés le 14 octobre 2025 à Paris (Cité des sciences et de l’industrie) lors des 11es Rencontres Soignantes en Psychiatrie pour redonner de l’élan à leurs pratiques. Ces Rencontres se sont encore une fois distinguées par ce qu’elles ont d’unique : une pensée du soin vivante, ancrée dans la clinique réelle, portée par des professionnels qui parlent depuis leurs expériences — avec leurs doutes, leurs tensions, leurs trouvailles aussi.
J’ai trouvé de l’intérêt à toutes les interventions. Chacune m’a amené à penser et à faire des liens avec ma pratique quotidienne
Un banquet de connaissances et de réflexions à partager !
Journée toujours aussi qualitative, une vraie richesse !
Ne changez rien ! Bravo pour cette journée, l’accueil, la qualité des intervenants et un grand merci aux usagers pour le partage de leurs expériences et l’émotion suscitée.
1 entrée aux
12 es Rencontres Soignantes en Psychiatrie
à 330 € pour un professionnel de santé
pris en charge par son institution
1 entrée aux
12es Rencontres Soignantes en Psychiatrie
à 290 € pour un professionnel de santé (hors formation continue)
ou 130 € pour un étudiant
Inscriptions de groupe en ligne à partir de 5 agents d’un même établissement

Contact accessibilité Cité des Sciences : Aline LAPLACE – Tel : 01 40 05 70 85 – info.handicap@universcience.fr
Pour les personnes en situation de handicap :
– Déficients visuels – Mobilité réduite – Autisme – Handicap intellectuel – Sourds et malentendants
Contactez si besoin notre référent handicap RSP : Isabelle LOLIVIER – 01 42 77 52 77 – ilolivier@santementale.fr