Programme

« Il faut le recadrer ! » : quelles limites pour quels soins ?

 

Certaines limites qui bordent l’espace thérapeutique favorisent le soin, d’autres  se dressent comme des obstacles qui figent les relations et génèrent d’inutiles frustrations, conflits et malentendus. La limite doit rester au service du soin et non l’inverse.

Confrontés à des comportements qui attaquent le lien à l’autre ou l’ignorent, les soignants ont parfois du mal à se positionner et à savoir quelle attitude adopter. Ils peuvent alors se retrancher derrière un règlement rigide.

Comment différencier ce qui relève de la loi, du règlement et de la coutume ? Qu’implique ce repérage en termes de soins ? Comment faire cohabiter cadres thérapeutique et juridique ?

Si certains patients ne tolèrent pas la moindre frustration, d’autres réagissent à des dysfonctionnements institutionnels.  La clinique nous invite à différencier privation, castration et frustration. Elle nous apprend à repérer avec chaque patient ce qui fait « bord » pour lui. Savoir poser des limites c’est être capable de dire « non » à ce qu’il fait mais « oui » à ce qu’il est. Comment acquérir cette compétence et entretenir cette souplesse émotionnelle ? Avec quels types d’outils ?

Comment maintenir une ambiance qui permette de poser des limites à un patient tout en lui manifestant un accueil inconditionnel.

« Recadrer »,  n’est-ce pas finalement instaurer un espace de parole et de prise de décision commune qui engage chaque partenaire du soin.

Pré-programme

 

 

Journée 1
17 octobre 2019

Le cadre thérapeutique, un « écrin » pour les soins…

TABLE RONDE

Qu’appelons-nous « cadre thérapeutique » ? Pour les uns, il s’agit d’un ensemble de règles de conduites que les patients doivent respecter, pour les autres, en plus de ces règles, il désigne un temps, des rythmes, un lieu, un seuil, des valeurs partagées, des personnes, un objectif de soin et une ambiance. Lorsqu’un soignant parle de « recadrer » un patient, à quelles concepts et approches cliniques se réfère t-il ?

 

 

 

Que se passe-t-il quand le cadre thérapeutique ne fonctionne plus ?

TABLE RONDE

Le cadre de soins s’impose à tous, soignés et soignants. S’il faut « recadrer » un patient, c’est peut-être que ce cadre ne fonctionne plus. Les règles peuvent être excessives et frustrer (voire priver) inutilement les usagers, mais elles peuvent aussi être inexistantes et générer de l’angoisse. Dans un cas comme dans l’autre, cette « maladie » du cadre produit des effets délétères. Quels sont-ils ? Comment les repérer ? Quelles conséquences sur les usagers  et l’équipe soignante ?

Comment « jouer » avec le cadre de soins pour éviter qu’il ne devienne un carcan ?

TABLE RONDE

Appliqué à la lettre, le cadre devient un carcan qui emprisonne et compromet le soin. Dépositaire d’un esprit et de valeurs, il habite la psyché des soignants qui ont à le faire vivre. Dans le respect des différences, comment jouer avec le cadre ? Comment lui permettre d’être suffisamment malléable pour qu’il s’adapte aux situations imprévues et résiste aux attaques inévitables ? En travaillant l’ambiance ? En se décentrant ?

Comment négocier et co-construire un cadre de soin qui intègre la parole du patient ?

TABLE RONDE

Le cadre de soin a pour finalité de favoriser la rencontre entre une demande de soin (explicite ou non) et les possibilités offertes par l’institution. Le patient doit y trouver sa place et y loger sa parole. Comment s’organiser pour qu’une négociation de ce cadre y soit possible ? Quelle est la part du collectif dans cette co-construction ? Comment en évaluer les effets ?