Violences sexistes et sexuelles : tolérance zéro indispensable dans le milieu de la santé

Pour prévenir, libérer la parole et lutter contre les violences sexistes et sexuelles à l’encontre des infirmier(e)s, l’Ordre national des infirmiers a signé le 27 mars, lors du Salon infirmier, une convention de partenariat avec la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) et la Direction générale de l’offre de soins (DGOS).
Lors de sa dernière consultation portant sur les violences sexistes et sexuelles auprès des infirmiers, en décembre dernier, des chiffres alarmants avaient été constatés. Près de la moitié des infirmières et infirmiers déclaraient avec été victimes de ce type de violence. De plus, 40% d’entre elles déclaraient n’enclencher aucune démarche à l’encontre de leur agresseur, souvent par méconnaissance de leur droit.
Face à ce triste constat et la solitude des victimes, l’Ordre National des Infirmiers (ONI) a engagé une série de mesures avec notamment la signature d’une convention de partenariat entre Sylvaine Mazière-Tauran, présidente de l’ONI, la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) – représentée par sa secrétaire générale Roxana Maracineanu – et Marie Daudé, Directrice générale de l’Offre de soins (DGOS). Cette signature conjointe marque une étape importante dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles à l’encontre des infirmiers. Elle vise notamment à renforcer la formation des référents violence de chaque conseil départemental et interdépartemental de l’Ordre afin de pouvoir accompagner les infirmiers victimes de VSS et :
– améliorer l’information des professionnels sur leurs droits et les recours possibles ;
– développer l’accompagnement des victimes dans tous les lieux d’exercice (salarié et libéral) ;
– échanger des informations quantitatives et anonymisées sur les signalements.
Chaque infirmier ou infirmière victime de VSS ou d’autres types de violences doit pouvoir trouver auprès de son conseil département ou régional une écoute et un soutien attentif et ce, quel que soit son lieu d’exercice, qu’il ou elle soit victime de violences sexistes et sexuelles ou qu’il ou elle repère des violences parmi ses patient(e)s.
Sylvaine Mazière-Tauran l’a rappelé avec force lors de cette signature, « la sécurité des soignants est une priorité absolue. La tolérance zéro est indispensable envers toutes formes de violences dans le milieu de la santé. L’Ordre restera pleinement mobilisé aux côtés de tous les acteurs engagés pour briser les silences et créer des environnements de travail respectueux et sécurisés« .
• Pour aller plus loin
– « Violences sexistes et sexuelles : l’Ordre national des infirmiers salue les annonces du ministre de la santé et de l’accès aux soins », ONI, communiqué du 21 mars 2025.
– « Consultation de l’Ordre National des Infirmiers #MeToo dans le secteur de la santé : une prévalence inquiétante des violences sexistes et sexuelles contre les infirmières et les infirmiers« , ONI, communiqué du 11 décembre 2025.
Photo © De gauche à droite : M. Daudé (DGOS), S. Mazière-Tauran (ONI), R. Maracineanu (Miprof)