Programme

 

(D)Oser la relation en psychiatrie : vers une juste présence ? 

 

 Argumentaire 

La relation de soin est souvent pensée à partir de la notion de distance. Paradoxe ? Avant même la rencontre avec le patient, le « bon professionnel » doit en effet savoir garder ses distances et gérer ses émotions ! La relation apparaît ainsi comme une pratique à risque qui implique de se protéger (ou de protéger le patient).

Mais peut-on soigner sans engager une part de soi-même ? Ce qui apaise et contient n’est-ce pas justement la présence ? Etre là, pour accueillir la souffrance morale, le délire, l’angoisse mais aussi les joies du quotidien. Juste une présence. Entre homéopathie et overdose, comment oser et doser cette proximité au cœur du soin ? Comment redonner la primauté à la relation alors que les soignants déplorent la perte de sens de leur engagement ?

– Qu’est-ce qui « fait » rencontre ? Jusqu’où aller en tant que soignant ? Comment se laisser toucher par l’autre ? Comment assurer la singularité du lien ?

– Les freins à la relation ne sont pas seulement liés à l’institution, les soignants eux-mêmes vivent des émotions complexes et contradictoires. Comment affronter la peur, le dégoût, la colère voire l’identification projective ? Comment nommer et reconnaître ses émotions sans paraître faible ou fragile ? Comment s’ajuster aux émotions du patient et de son entourage ? Quelle intelligence émotionnelle ?

– Comment moduler sa présence en fonction de l’évolution des troubles et des étapes du rétablissement ?

– L’organisation des soins peut-elle favoriser cette juste présence soignante et de quelle façon ?

 

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